Culture

Mort du chanteur Nacer Ziouche, une autre légende de la musique kabyle, à l’âge de 79 ans

Le chanteur Nacer Ziouche, un des monuments de la culture kabyle, est décédé ce  mercredi à l’âge de 79 ans, à l’hôpital Saint-Anne à Paris, a annoncé sa famille sur les réseaux sociaux.

Une autre sommité de la chanson Kabyle tire sa révérence en quelques jours. Né en 1941 à Achabou, un village situé en petite Kabylie, dans la commune de Teffreg, une quarantaine de kilomètres au nord de Bordj Bou Arridj. En 1958, il quitte sa vie de berger et part pour Alger, où il commence à jouer du luth. Autodidacte et passionné, il côtoie la scène artistique algérienne et se produit en compagnie de grands noms de la chanson Algérienne. C’est auprès de Amraoui Missoum, qu’il rencontre en 1963 à Paris, que Nacer fait ses premières classes. Il s’agit d’années de formations décisives. Nacer Ziouche est considéré comme l’un des derniers représentants d’une école musicale algérienne disparue, fortement inspirée de la musique égyptienne, classique, composée d’un orchestre d’instruments traditionnels. Néanmoins, la musique de Nacer Ziouche s’éloigne de celle-ci et s’émancipe dans une forme particulière car elle est aussi chantée en langue kabyle. La musique de Nacer Ziouche représente la diversité culturelle algérienne. Par cet aspect apparaît une modernité dans le traditionnel.

À Paris, il évolue aux côtés de toute la scène algérienne immigrée. Dans les cabarets et les salles de concerts orientales (Les mille et une nuits, L’Oasis, Le Tourbillon) il joue, compose, écrit, avec (et pour) Dahmane El Harrachi, Slimane Azem, Mazouni, Boudjemaa El Ankis, Youcef, Kaci Abdjaoui et Salah Sadaoui.

À la sortie de ses premiers morceaux enregistrés qui paraissent en 1973, il était déjà considéré comme un musicien et compositeur de haut rang par ses paires.

Les thèmes qu’il développe sont ceux de l’exil, de la solitude, du sentiment amoureux, ou encore de l’amour maternel

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